Il y a quelques jours, la sœur d’une amie s’envolait seule pour l’Asie avec juste un sac à dos et pour objectif de sillonner le continent et de partir à la découverte du monde, et sans doute d’elle-même aussi, un peu.
Si son projet est loin d’être unique, il m’interpelle pour le courage et le lâcher-prise qu’il requiert afin d’être mené à bien. Planter là son boulot, son appart, laisser derrière soi famille et amis pour sauter à pieds joints dans l’inconnu, le potentiellement dangereux et parcourir la Terre, je trouve ça fou, mais dans le sens positif du terme.
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photo credit: Hegemony77 doll clothes
Je ne suis pas née dans une grande famille de voyageurs. C’était en partie un souci financier, mais pas seulement, je pense. J’ai quitté pour la première fois la Belgique pour un peu plus de quelques heures lorsque j’avais 17 ans, lors d’un séjour en famille d’accueil en Angleterre organisé par l’école. Et mon premier voyage en avion, je l’ai fait à 21 ans. C’est lorsque j’ai rencontré mon mari que j’ai commencé à sortir de mes sentiers battus et de mes frontières : Grèce, Tunisie, Espagne, Egypte, France, Angleterre, Polynésie française, USA et Cuba. J’ai découvert les ambiances d’aéroport, la découverte des produits locaux dans la supérette du coin, les paysages, les gens… J’ai adoré. Pourtant, je n’ai pas voyagé à la manière du Routard. J’avoue, j’ai privilégié un certain confort, tellement plus rassurant.
Avec le recul, je me rends compte que j’avais en moi cette soif de voyage , mais je l’ai ignorée. Peur de l’inconnu, de la solitude, de l’abandon. Je regrette tellement de ne pas avoir profité de ma jeunesse pour partir à la découverte du monde. Je n’ai pas fais d’échange scolaire de type Erasmus. L’Auberge Espagnole, je ne connais pas. Peut-être que j’aurais aussi pu partir comme fille au pair. Ou faire une expatriation professionnelle un peu plus tard. Peut-être peut-être peut-être…
Aujourd’hui, j’ai une maison à rembourser, un petit garçon à nourrir et des rêves d’évasion à ne plus trop savoir qu’en faire. Je voudrais voir l’Italie, la Suisse, la Thaïlande, Bali, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, le Brésil, le Mexique, le Canada, l’Islande, tous les États des USA, Hawaï, la Guadeloupe, la Martinique, les Maldives, les Seychelles, revoir la Polynésie,… J’ai une liste qui n’en finit pas de s’allonger, une seule vie et surtout des fonds limités.
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![]() New Zealand |
![]() Hawai |
![]() Yosemite Park, USA |
Lorsque je vois, j’entends, je lis les récits de personnes qui ont largués les amarres, je suis tellement admirative. Et un peu amère, soyons honnête. Alors je me promets à moi-même de laisser mon fils partir à la découverte du monde si il en émet l’envie, même si ça doit me faire pleurer des torrents de larmes de maman. Je ne voudrais pas qu’il ait les mêmes regrets que moi. J’espère aussi pouvoir lui permettre de voyager pendant son enfance afin qu’il ait des montagnes de souvenirs de toutes les couleurs, de toutes les saveurs à raconter ensuite à ses propres enfants plus tard.
En attendant, je continue de rêver d’ailleurs…
Et vous, les voyages, ça vous fait rêver?









