Hier soir, après une soirée tranquille, je suis tombée en différé sur un article ayant soulevé un tsunami de discussions plutôt houleuses. Et ce n’est pas sans fondement! Ce n’est la première fois que j’assistais à des règlements de compte par blogs interposés. Mais cette fois, j’ai vraiment pu mesuré la bêtise dont certains peuvent faire part au sein de la blogosphère.
Pour en revenir à la chronologie de l’histoire, l’article qui a mis le feu aux poudres se trouve ici.
L’idée de départ pouvait être sympathique: dresser un portrait drôle de la communauté geekette, pourquoi pas! Que le terme existe ou pas, qu’il soit péjoratif ou pas, on s’en fout finalement! Mais le problème est plus important: ce qui aurait pu être divertissant se transforme en condamnation basée sur des lieux communs, baignant dans le venin et le machisme primitif. Surtout de machisme! Les filles, ne touchez pas à notre monde et retournez à vos cuisines.
Morceaux choisis*:
« Je suis une fille, mais j’ai les nouvelles technologies sans perdre mon côté pétasse, hihihi« .
Et donc, les filles, nous sommes toutes des pétasses… Vous êtes contentes n’est-ce pas?
« La blogueuse Geeky-Girly a un petit ami, à qui elle donne, sur le blog, un sobriquet ridicule (Monsieur Chérie, Chiwiii, etc..) parfois même dérivé de son pseudo à elle. Elle parle souvent de lui comme d’un bon bougre, toujours à son service. On sent bien que c’est la blogueuse Geeky-Girly qui porte la culotte et qu’il a intérêt à filer droit. »
Hou les méchantes blogueuses… Elles tiennent la hommes en esclavage!
« La blogueuse Geeky-Girly n’est pas très belle, elle se situe en général entre classique – et moche + »
No comment!
Je ne vous imposerai pas les nombreux commentaires suite à cet article qui m’ont fait bondir de mon divan… Vous pouvez les lire pour mieux comprendre la teneur du débat qui s’est ouvert à la suite de l’article . Heureusement, certaines personnes, des mecs comme des filles, ont eu un peu de réflexion et on alimenté la conversation de propos intelligents.
Ce qui me choque dans cet article, ce sont d’abord les propos simplistes ne reposant sur aucune connaissances sociologiques ou encore psychologiques. Ce blogueur, Guillaume, semble seulement être rongé par une haine ou une jalousie de son prochain. Ou plutôt de sa prochaine. Autre hypothèse: des statistiques qui font la gueule et un besoin de créer un buzz pour amener un peu de trafic vers son blog…
Mais ce qui est encore plus grave, ce sont les attaques à peine déguisées envers deux blogueuses que beaucoup connaissent et, comme moi, apprécient. Une d’entre-elles à donc répondu à l’attaque par une billet court mais pertinent. Intelligent même.
Plutôt de commenter séparément les deux billets, je préférais donner mon point de vue argumenté chez moi.
Ma réponse sera donc la suivante:
Oui j’ai un blog rose; Oui, j’aime les nouvelles technologies; Oui, j’aimerais avoir un Iphone; Oui, j’ai un chat…
Mais j’ai aussi une vie bien remplie, des diplômes, des formations, des acquis, de l’expérience. Ah oui, et des sentiments. Donc ça me met en colère quand on donne dans la provocation sans nuances juste parce que on a décidé de se créer une réputation de blogueur médisant qu’il faut à tout prix défendre. Le choix du sujet étaient parfait, ce charmant Guillaume sait pourquoi il l’a choisi. Mon conseil pour lui est de créer son prochain buzz autour des immigrés ou des religions tiens. Ça fonctionnera encore mieux!
Les geekettes sont des pétasses qui n’y connaissent rien, les modeuses des folles qui dépensent deux fois leur salaire pour un sac à main et qui se plaignent de la crise, les gameurs/euses sont des nolifes, celle-ci est une pute qui montre des photos d’elle à moitié nue, l’autre se prostitue parce quelle fait des billets sponsos… Voilà le genre d’attaques qu’on a pu lire ces derniers mois.
Expliquez moi donc pourquoi nous avons tant besoin de communiquer, de créer des relations sociales, d’agir en communauté si c’est pour miner le terrain d’attaques assassines?
Si une personne, un blog ne vous plait pas, soyez intelligent: ne perdez pas votre temps et allez voir ailleurs! Personne ne vous force à rester. Il me semble qu’il y ait assez d’espace sur le web pour que chacun y trouve sa place.
*Extrait repris tels quels sans correction orthographique






