Telle que vous me voyez là (ou plutôt « lisez »), je sors tout droit de la plus grosse crise de panique qu’il m’ait été donné de vivre. Sympa l’expérience, mais si on pouvait en rester là…
L’affaire tournait dans ma petite tête depuis samedi en fait, peut-être même bien avant. Toujours est-il que j’avais passé plus d’une heure à chercher dans ma garde-robe quelque chose à me mettre pour l’anniversaire d’un couple d’amis et que j’avais eu bien du mal à trouver une tenue dans laquelle faire rentrer ventre ET fesses sans avoir l’air d’un sac à patates. Chose ardue s’il en est, en cette fin de sixième mois de grossesse. Résultat: crise de larmes et rebelote le lendemain matin, devant la même garde-robe toujours si vide d’espoir (et de style).
Je sentais bien que la température montait, que la cocotte menaçait d’exploser toutes les cinq minutes et que la vapeur commençait à me sortir par les oreilles un peu trop souvent.
Et puis, il y a eu le billet tout plein de sincérité de la Mère Bordel que j’ai lu lundi soir, juste avant d’aller me coucher…
Comme on dit dans ces cas-là « Et là, ce fut le drame! »
Toutes les peurs que j’avais minutieusement cadenassées au fin fond de ma petite tête ont tout à coup fait surface, non sans dommage collatéraux: pleurs, panique, insomnie et sans cesse cette question qui me revenait : « Mais pourquoi j’ai tant tenu à l’avoir ce bébé??? »
Je ne vous dit pas dans quel état je me trouvais hier matin. Je me disais, en vrac:
- que je ne me supportais plus, moi et mon teint vert, mes cernes, mes nouvelles formes et que je ressemblais plus à une baleine couplée d’un canard (ça, c’est pour la démarche) qu’à une femme enceinte.
- que je n’avais aucune envie d’accoucher, de faire passer un bébé par là où il est censé passer, avec les dégâts que cela implique et surtout, SURTOUT, la douleur que ça suppose. Même l’idée de la péridurale et sa graaaaaaaande aiguille ne parvient pass vraiment à me rassurer…
- que je ne suis pas certaine de pouvoir tout gérer dès que le paquet sera livré: pleurs, soins, allaitement, nuits blanches,…
Non, pas certaine du tout (surtout pour les nuits blanches)!
- que je n’avais aucune envie de me retrouver après cette aventure avec mes kilos qui s’incrustent, mes seins en gants de toilette et mon ventre tout flasque. Mon estime de moi étant déjà d’un niveau très faible, en rajouter serait potentiellement dangereux pour mon équilibre mental.
- que j’avais bien peur que le Papa prenne ses jambes à son cou après avoir eu droit au spectacle de l’accouchement et à cause du nouveau rythme de vie qui nous attend. Ne parlons même de l’idée que moi et mon corps de jeune maman puissions encore lui faire un certain effet….
- et enfin: que j’avais une trouille bleue de ne plus avoir de moments à moi, de ne plus pouvoir sortir, voir des gens, voyager… Surtout qu’en tant que futurs parents inconscients, nous avons prévus de déménager dans notre nouvelle maison juste un mois après l’arrivée du bébé!
Imaginez maintenant toutes ces merveilleuses idées qui se bousculaient gaiement dans ma tête alors qu’en plus, je culpabilisais sans commune mesure de ressentir toute ces choses. J’ai craqué, mais vraiment craqué. J’ai eu la peur de ma vie. Aucun moyen de me concentrer de toute la journée, juste envie de pleurer et de pleurer encore.
J’avais juste une envie, que ce soit une belle grande cigogne blanche qui me livre mon bébé, avec le mode d’emploi, le matériel et tout et tout… Avouez que l’idée n’est pas si mauvaise! Bon, avec un peu de sophrologie sortie tout droit d’un livre dédié aux futures mamans et aux sages-femme, j’ai réussi finalement à me calmer. Un bon bain m’a aidée à me relaxer avant d’aller me coucher et aujourd’hui, je me sens moins angoissée. Mais grand Dieu, que c’est difficile d’attendre que le ciel vous tombe sur la tête…
Heureusement, dans ce cheminement, il y a des choses terriblement plus chouette comme faire des achats pour la future petite merveille! Je ne m’en lasse pas. Entre les bodies, les pyjamas, les petits bonnets et les mini-chaussettes, tout ce que je n’achète plus pour moi, je l’achète pour Bébé. C’est le shopping sans le sentiment de culpabilité puisqu’il faut bien l’habiller cet enfant, et qu’en plus ça coûte pas si cher finalement…
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Du coup, avec tout ces petits indices, allez-vous devinez ce qui se cachent dan mon ventre depuis ces six mois? A votre avis, fille ou garçon?








